Qui suis-je ?

À propos

Infirmière diplômée d’État depuis 2007 et spécialisée en périnatalité depuis 2020, j’exerce aujourd’hui en libéral une activité de consultation, de formation et de coordination au sein d’une maison de santé pluridisciplinaire universitaire. Mon parcours est riche et varié : pédiatrie hospitalière, direction d’établissements d’accueil du jeune enfant, coordination de projets de santé, puis enseignement universitaire. Ces expériences m’ont permis d’approfondir ma connaissance du jeune enfant et d’affiner ma vision de l’accompagnement.

Je m’implique activement dans les parcours de soins autour de la naissance, du développement de l’enfant et du soutien à la parentalité. Ce qui me tient à cœur, c’est de favoriser la confiance en soi et l’autonomie de chaque enfant, en lui laissant le temps d’évoluer à son propre rythme, en toute liberté. Je ne me revendique d’aucune méthode unique, mais mon approche s’inspire fortement de la pédagogie Montessori, enrichie par la motricité libre et la communication bienveillante.

Ces valeurs guident mon quotidien auprès des enfants, mais aussi mes échanges avec les parents et les professionnel·le·s de la petite enfance.


Mes valeurs, mon rôle

Le respect et la bienveillance sont au cœur de mon accompagnement, que ce soit auprès des enfants, des parents ou des professionnel·le·s de la petite enfance.

Respecter l’enfant, c’est reconnaître son rythme, ses émotions et ses besoins propres, sans jugement ni comparaison. C’est aussi lui faire confiance dans ses capacités à explorer, à essayer, à se tromper — pour grandir en toute sécurité affective.

Mon rôle n’est pas de dicter une méthode parentale ou professionnelle « idéale », mais d’accompagner chacun·e — parent ou professionnel·le — dans la construction de sa propre posture, avec bienveillance et sans culpabilisation. J’écoute, j’informe, je propose des pistes concrètes issues de mon expérience et de mes formations, mais la décision finale appartient toujours à la personne accompagnée.


Mon parcours professionnel

  • 2007 – 2010 : Infirmière Diplômée d’État en pédiatrie — CHU Kremlin-Bicêtre (chirurgie pédiatrique) et Hôpital La Roche-Guyon (polyhandicap)
  • 2010 – 2018 : Directrice d’EAJE (établissement d’accueil du jeune enfant) — Paris XVI (association CRESENDO), puis Lamballe Terre & Mer
  • 2018 – 2020 : Remplacements de direction en crèche, en tant que responsable pédagogique — Multi-accueil 50 places à l’Abord’ages, Taden (22), et multi-accueil 20 places à Tinténiac (35)
  • Depuis Janvier 2020 : Consultation infirmière en périnatalité, en exercice libéral — Accompagnement autour de la grossesse, de la naissance, de l’allaitement, de la parentalité, du sommeil et des troubles du neurodéveloppement (TND)
  • 2021 – 2024 : Formatrice agréée IPERIA auprès des assistantes maternelles et gardes à domicile
  • Depuis Octobre 2021 : Coordinatrice de la MSP-U LiB&Rance à Dinan — Pilotage des projets « Ma Sérénité parentale » et éducation thérapeutique du patient
  • Depuis 2025 : Chargée d’enseignement à l’Université de Rennes, département de Médecine générale — Alimentation de l’enfant jusqu’à 3 ans et allaitement maternel

Mes diplômes et formations

Août 2026 : Échelle de Bayley III (Bayley Scales of Infant and Toddler Development)

Novembre 2007 : Diplôme d’État Infirmier – IFSI Chartres (28)

2019 : Éducation thérapeutique, niveau I (40h)

2021 : Sophrologie – formation initiale et spécialisation périnatalité

2022 : Éducation thérapeutique, niveau 2

2024 : Formations sur le sommeil de l’enfant et l’allaitement maternel

Juin 2025 : Diplôme Universitaire — Repérage, dépistage et accompagnement des Troubles du Neurodéveloppement (TND)

Juillet 2025 : Programme d’habiletés parentales

Juillet 2025 : Vineland-II — échelle de comportement adaptatif

Décembre 2025 : Programme Barkley

Les violences éducatives ordinaires

La violence éducative ordinaire comprend, bien entendu, la violence physique, les châtiments corporels : gifles, fessée (que 85% de Français continuent à pratiquer aujourd’hui).

Ne l’oublions pas, les enfants sont des éponges ! Ce qu’ils nous voient faire… ils le font ! 

  • Un enfant que l’on n’aime que « sous conditions », n’aimera que « sous conditions » (son/sa conjoint(e), ses enfants !)
  • Un enfant qui subit le chantage, fera subir du chantage
  • Un enfant menacé, menacera
  • Un enfant puni, punira
  • Un enfant humilié, humiliera
  • Un enfant injurié, injuriera
  • Un enfant violenté, violentera
  • Un enfant frappé, frappera

Pour tous savoir sur le Violence Educative Ordinaire rendez-vous sur le site de l’OVEO, « dont le but est de faire prendre conscience à l’opinion publique et aux politiques du danger de la violence éducative, afin qu’elle soit interdite comme elle l’est déjà dans 24 pays. Il est interdit de frapper un homme adulte, une femme, une personne âgée. Il n’y a pas de raison qu’un enfant ne soit pas protégé par un interdit semblable. »

Voici une liste non exhaustive des possibles VEO classées en différentes catégories

  • les violences physiques : mettre une gifle, une fessée ; bousculer un enfant, lui tirer l’oreille, la joue ; le laisser pleurer seul …
  • les violences autour du repas : forcer à goûter, à manger, à finir son assiette ; priver de dessert ; empêcher de boire ou de manger…
  • les violences autour des soins : l’empêcher d’aller aux toilettes, lui prodiguer des soins sans prévenir, par derrière (nettoyer le visage/moucher) ; le mettre sur le pot avant qu’il ne le demande ; conditionner l’enfant à la continence
  • les violences psychologiques : crier, le menacer, lui faire peur, faire du chantage, le laxisme (les enfants ont besoin d’un cadre pour grandir) ; l’isolement (le laisser seul sur une chaise, au coin…), l’humilier, l’insulter, donner des surnoms, confisquer son doudou / sa tétine, menacer de jeter ses jouets ou le faire sans son accord….

Comment arrêter les VEO ?

1- Supprimer tout châtiment corporel envers les enfants (tape sur la main, gifle, fessée, etc.)

.2- Connaitre les étapes du développement de l’enfant.

3- Prendre conscience des mots, des attitudes et des comportements qui, sans que nous nous en apercevions, peuvent faire du mal aux enfants.

4- Apprendre à les écouter « vraiment », à accueillir avec bienveillance leurs sentiments et leurs émotions négatives.

5- Chercher, tester et trouver des alternatives aux cris, aux punitions, au chantage et aux menaces (notamment en apprenant à poser efficacement les règles et limites dont les enfants ont tant besoin).

6- Apprendre à résoudre les conflits « sans perdants ».

7- Cesser de leur « donner des rôles » et de leur « coller d’étiquettes » ; les aider à se défaire de celles qu’ils se sont collées eux-mêmes.

8- Apprendre à gérer de manière bienveillante les jalousies et rivalités dans la fratrie.

9- Tout faire pour développer leur autonomie.

10- Tout faire pour développer leur confiance et leur estime de soi.

Les « Douces Violences »

Le terme de « Douces Violences » est largement développé dans les ouvrages de Cristine Schuhl.
 

Ce sont des comportements en apparence anodins, mais qui, répétés, peuvent être délétères pour l’enfant.
– Donner des surnoms (monstre, bulldozer, petit diable…)
– Utiliser du second degré alors que l’enfant n’est pas capable de le comprendre
– Presser l’enfant dans toutes ses activités
– Faire à sa place car on le trouve trop lent
– Parler devant lui à la troisième personne sans l’inclure dans la discussion
– Le mettre devant un écran pour avoir « la paix »
– Utiliser un parc alors que l’enfant a besoin de se mouvoir …

L’enfant une personne à part entière, il faut l’écouter, prendre en considération son point de vue, afin qu’il se sente entendu, respecté ; et qu’il puisse devenir un adulte serein ! En tant qu’adulte, à nous de protéger « nos » enfants, et prendre conscience des « petits » gestes qui nous semblent anodins, et qui peuvent être lourds de conséquence pour eux !

Et surtout, n’hésitez pas à demander de l’aide. Un accompagnement est possible afin de comprendre ces tensions et d’éviter d’agir par la violences, aussi bien physique que verbale.