La peinture alimentaire maison

Pour faire votre propre peinture, comestible pour votre enfant.

Il vous faut :

– 2 tasses d’eau
– 1/4 de tasse de sucre
– 1/2 tasse de sel
– 2 tasses de farine
– Colorant alimentaire (bleu / rouge / jaune)

Comment faire ?

– MÉLANGER tous les ingrédients
– COLORER avec un peu de colorants alimentaire
– CHAUFFER le mélange jusqu’à épaississement
– Laisser REFROIDIR… C’est prêt !

VOUS POUVEZ CONSERVER CETTE PEINTURE QUELQUES JOURS DANS DES POTS HERMÉTIQUES DANS LE BAS DE VOTRE RÉFRIGÉRATEUR. 

La pâte à sel

Nous avons besoin de :

  • 1 verre de sel fin
  • 1 verre d’eau tiède
  • 2 verres de farine

La recette de la pâte à sel est très simple : il suffit de mélanger le sel fin + la farine + l’eau tiède dans un grand récipient. Si votre pâte est trop liquide, ajoutez un peu de farine et malaxez à nouveau.
Votre pâte à sel doit être souple mais elle ne doit pas coller aux doigts.

Faites participer votre enfant dès cette étape de préparation de la pâte à sel ! Il va adorer transvaser les différents ingrédients dans le grand récipient et touiller, touiller, touiller !

La peinture à bulles

De quoi avons-nous besoin ?

  • de la peinture gouache,
  • du liquide vaisselle,
  • de l’eau,
  • des pailles pour souffler dessus,
  • des récipients,
  • du papier épais (les boites de céréales ou de biscottes sont idéales)

Comment fait-on ?

Dans un récipient, vous mélangez la peinture avec du produit vaisselle et peu d’eau. La quantité ?! Cela dépend de la taille des bulles que vous souhaitez réaliser !!

Donnez une paille à votre enfant afin qu’il souffle… la peinture à bulles apparaît ! Place aux pinceaux pour peindre avec 😉 ou pour les plus grands, ils peuvent continuer à la paille.

ATTENTION : L’usage de la paille peut-être dangereux chez les enfants les plus jeune, il faut que votre enfant sache souffler et non aspirer… Sinon, ça ne va pas être très bon !!

Les violences éducatives ordinaires

La violence éducative ordinaire comprend, bien entendu, la violence physique, les châtiments corporels : gifles, fessée (que 85% de Français continuent à pratiquer aujourd’hui).

Ne l’oublions pas, les enfants sont des éponges ! Ce qu’ils nous voient faire… ils le font ! 

  • Un enfant que l’on n’aime que « sous conditions », n’aimera que « sous conditions » (son/sa conjoint(e), ses enfants !)
  • Un enfant qui subit le chantage, fera subir du chantage
  • Un enfant menacé, menacera
  • Un enfant puni, punira
  • Un enfant humilié, humiliera
  • Un enfant injurié, injuriera
  • Un enfant violenté, violentera
  • Un enfant frappé, frappera

Pour tous savoir sur le Violence Educative Ordinaire rendez-vous sur le site de l’OVEO, « dont le but est de faire prendre conscience à l’opinion publique et aux politiques du danger de la violence éducative, afin qu’elle soit interdite comme elle l’est déjà dans 24 pays. Il est interdit de frapper un homme adulte, une femme, une personne âgée. Il n’y a pas de raison qu’un enfant ne soit pas protégé par un interdit semblable. »

Voici une liste non exhaustive des possibles VEO classées en différentes catégories

  • les violences physiques : mettre une gifle, une fessée ; bousculer un enfant, lui tirer l’oreille, la joue ; le laisser pleurer seul …
  • les violences autour du repas : forcer à goûter, à manger, à finir son assiette ; priver de dessert ; empêcher de boire ou de manger…
  • les violences autour des soins : l’empêcher d’aller aux toilettes, lui prodiguer des soins sans prévenir, par derrière (nettoyer le visage/moucher) ; le mettre sur le pot avant qu’il ne le demande ; conditionner l’enfant à la continence
  • les violences psychologiques : crier, le menacer, lui faire peur, faire du chantage, le laxisme (les enfants ont besoin d’un cadre pour grandir) ; l’isolement (le laisser seul sur une chaise, au coin…), l’humilier, l’insulter, donner des surnoms, confisquer son doudou / sa tétine, menacer de jeter ses jouets ou le faire sans son accord….

Comment arrêter les VEO ?

1- Supprimer tout châtiment corporel envers les enfants (tape sur la main, gifle, fessée, etc.)

.2- Connaitre les étapes du développement de l’enfant.

3- Prendre conscience des mots, des attitudes et des comportements qui, sans que nous nous en apercevions, peuvent faire du mal aux enfants.

4- Apprendre à les écouter « vraiment », à accueillir avec bienveillance leurs sentiments et leurs émotions négatives.

5- Chercher, tester et trouver des alternatives aux cris, aux punitions, au chantage et aux menaces (notamment en apprenant à poser efficacement les règles et limites dont les enfants ont tant besoin).

6- Apprendre à résoudre les conflits « sans perdants ».

7- Cesser de leur « donner des rôles » et de leur « coller d’étiquettes » ; les aider à se défaire de celles qu’ils se sont collées eux-mêmes.

8- Apprendre à gérer de manière bienveillante les jalousies et rivalités dans la fratrie.

9- Tout faire pour développer leur autonomie.

10- Tout faire pour développer leur confiance et leur estime de soi.

Les « Douces Violences »

Le terme de « Douces Violences » est largement développé dans les ouvrages de Cristine Schuhl.
 

Ce sont des comportements en apparence anodins, mais qui, répétés, peuvent être délétères pour l’enfant.
– Donner des surnoms (monstre, bulldozer, petit diable…)
– Utiliser du second degré alors que l’enfant n’est pas capable de le comprendre
– Presser l’enfant dans toutes ses activités
– Faire à sa place car on le trouve trop lent
– Parler devant lui à la troisième personne sans l’inclure dans la discussion
– Le mettre devant un écran pour avoir « la paix »
– Utiliser un parc alors que l’enfant a besoin de se mouvoir …

L’enfant une personne à part entière, il faut l’écouter, prendre en considération son point de vue, afin qu’il se sente entendu, respecté ; et qu’il puisse devenir un adulte serein ! En tant qu’adulte, à nous de protéger « nos » enfants, et prendre conscience des « petits » gestes qui nous semblent anodins, et qui peuvent être lourds de conséquence pour eux !

Et surtout, n’hésitez pas à demander de l’aide. Un accompagnement est possible afin de comprendre ces tensions et d’éviter d’agir par la violences, aussi bien physique que verbale.